« Nous sommes italiens, nous n’avons pas une âme colonialiste » : en visite sur les chantiers navals de Saint-Nazaire Giuseppe Bono, PDG du groupe naval Fincantieri a souhaité lever les inquiétudes des salariés au lendemain de la signature de l’accord avec l’État Français l’autorisant devenir actionnaire majoritaire.

Le dirigeant a notamment garanti un modèle de gouvernance « autonome », sans transfert de compétences ni récupération italienne des chantiers français. Le carnet de commandes étant plein pour dix ans, le PDG a déclaré que sa priorité était de se consacrer « à préparer les dix suivantes », à travers « l’innovation, de nouveaux produits » et le maintien de la compétitivité.

De leur côté, les syndicats se sont déclarés satisfaits. François Janvier, responsable de la CFE-CGC chez STX France, évoque une « carte postale d’Italie ». « Toutes nos exigences ont été acceptées et nous aurons, accès au pacte d’actionnaires pour mieux comprendre quels leviers vont être mis en œuvre pour Saint-Nazaire », a –t-il déclaré aux Echos.

Au même moment, les armateurs RCCL et MSC, principaux clients des chantiers navals, ont proposé un nouveau projet de reprise, dans lequel chacun reprendrait environ 20% des parts. Lors de l’accord du 12 avril, l’État a en effet conservé pendant deux mois son droit de préempter les parts de STX, et serait donc juridiquement en mesure de le faire, si la nouvelle majorité présidentielle le jugeait opportun. Mais Fincantieri se déclare certain de pouvoir devenir actionnaire majoritaire de STX France.

Pour en savoir plus :

Les Échos : STX France, le patron de Fincantieri à Saint-Nazaire pour rassurer les salariés

Le Télégramme : STX France, les armateurs contre-attaquent

Il Corriere della Sera : Ficantieri, il CEO Bono a STX: « siamo italiani, non colonialisti »

Les Échos : Fincantieri, l’italien qui a le vent en poupe

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